Le choix d’un bon navigateur reste une question récurrente chez les utilisateurs de Linux. La question «quel navigateur internet peut-on télécharger sur Linux» représente même l’une des recherches les plus fréquentes quand on passe sous GNU/Linux. En 2025, l’offre dépasse largement le simple duo Firefox/Chromium : des dizaines de projets matures, stables et régulièrement mis à jour coexistent. Découvrez-les.
Les navigateurs les plus connus
Firefox reste le navigateur historique de référence sous Linux. La fondation Mozilla livre des versions natives .tar.bz2 directement sur son site, mais la plupart des distributions proposent aussi des paquets officiels (DEB, RPM, Snap ou Flatpak). Quantum, puis les évolutions successives, ont rendu Firefox extrêmement rapide, même sur des machines modestes.

Google Chrome domine toujours les statistiques mondiales et fonctionne parfaitement sur Linux. Google fournit des paquets .deb et .rpm 64 bits mis à jour toutes les six semaines environ. La synchronisation des données, les extensions du Chrome Web Store et la compatibilité totale avec les sites bancaires ou gouvernementaux expliquent son succès persistant.
Microsoft Edge, basé sur Chromium depuis 2019, existe en version officielle Linux depuis 2021. Les paquets débarquent directement depuis les dépôts Microsoft avec une prise en charge complète de Widevine pour Netflix en 4K et des performances souvent supérieures à Chrome sur les mêmes configurations.
Les champions de la vie privée et de la dégooglisation
Brave continue sa progression fulgurante. Le navigateur bloque par défaut publicités et traqueurs, intègre Tor dans un onglet privé et rémunère même les créateurs via le système BAT. Les binaires Linux officiels arrivent en .deb, .rpm et AppImage.
LibreWolf constitue la version durcie de Firefox : télémétrie désactivée, uBlock Origin intégré, résistances aux empreintes digitales renforcées. La communauté le maintient à jour quasi quotidiennement.
Mullvad Browser, développé avec la fondation Tor, offre le niveau maximal de protection sans nécessiter le réseau Tor lui-même. Idéal pour les journalistes ou toute personne soucieuse d’anonymat.
Les outsiders qui méritent l’attention
Les navigateurs moins connus cachent souvent des pépites absolues pour ceux qui cherchent autre chose que les géants habituels. Ces projets apportent des fonctionnalités uniques ou des philosophies radicalement différentes qui transforment l’expérience quotidienne.
Vivaldi, le roi de la personnalisation
Vivaldi brille vraiment par sa personnalisation avancée. Les utilisateurs adorent les onglets empilés en 2 niveaux, les panneaux latéraux superposables et les notes intégrées directement dans le navigateur. Ils préfèrent les commandes rapides accessibles par clavier et les thèmes avancés qui changent même la couleur des bordures selon le site visité.

Les développeurs norvégiens, emmenés par l’ancien cofondateur d’Opera, livrent des paquets officiels .deb et .rpm mis à jour en même temps que les versions Windows et macOS. Le client mail intégré et le calendrier complet font même de Vivaldi un véritable centre de commandement pour certains utilisateurs.
Les forks indépendants et l’anonymat
Ungoogled-Chromium retire méthodiquement tout ce qui touche à Google (télémétrie, services en ligne, codecs propriétaires facultatifs…) tout en conservant une compatibilité presque parfaite avec le Chrome Web Store. Iridium, Waterfox et Pale Moon complètent cette famille des forks exigeants : chacun corrige des choix contestés des projets mères, que ce soit le retour aux anciennes interfaces ou le refus catégorique des manifestations du Manifest V3.
Tor Browser demeure, quant à lui, l’outil indispensable pour contourner la censure étatique ou corporate. Son usage quotidien ralentit forcément la navigation à cause du routage en oignon, mais la version 14 sortie en 2025 améliore nettement la fluidité tout en conservant le niveau maximal d’anonymat.
Comment choisir ? Un tableau comparatif clair (2025-2026)
| Navigateur | Base | Sync complète | Blocage pub natif | Widevine (Netflix 1080p/4K) | Mise à jour auto | Format préféré Linux | Note vie privée (sur 10) |
| Firefox | Gecko | Oui | Non (extensions) | Oui | Oui | Paquets distro / Flatpak | 8,5 |
| Google Chrome | Blink | Oui | Non | Oui | Oui | .deb / .rpm officiels | 4 |
| Microsoft Edge | Blink | Oui | Non | Oui | Oui | .deb / .rpm Microsoft | 5 |
| Brave | Blink | Oui | Oui | Oui | Oui | .deb / .rpm / AppImage | 9 |
| LibreWolf | Gecko | Non | Oui | Oui | Oui | Flatpak / .deb communautaire | 9,5 |
| Vivaldi | Blink | Oui | Non | Oui | Oui | .deb / .rpm officiels | 7,5 |
| Mullvad Browser | Gecko | Non | Oui | Non | Oui | .tar.xz officiel | 10 |
| Ungoogled-Chromium | Blink | Non | Non | Oui (manuel) | Manuel | Flatpak / AUR | 9 |
La plupart des utilisateurs préfèrent désormais les formats universels. Flatpak domine grâce à son sandboxing strict et ses mises à jour indépendantes de la distribution. Snap reste très présent sur Ubuntu et ses dérivées. AppImage fonctionne partout sans installation.

Pour les puristes, vous pouvez compiler vous-même (surtout pour les forks), mais cela demande du temps et des dépendances parfois lourdes.
Savoir quel navigateur internet peut-on télécharger sur Linux dépend finalement de trois critères simples : la fluidité recherchée, le niveau de confidentialité souhaité et l’habitude des écosystèmes (extensions Chrome ou add-ons Firefox).
Quels sont les navigateurs les plus utilisés?
D’après les statistiques agrégées de StatCounter, W3Counter et des dépôts Linux les plus populaires, Google Chrome domine toujours avec environ 65 % des parts sur les distributions grand public, suivi de près par Firefox qui oscille entre 20 et 25 %. Brave grimpe rapidement à la troisième place (autour de 5-7 %), talonné par Microsoft Edge et Vivaldi.
LibreWolf et Mullvad Browser séduisent une niche passionnée, mais restent sous les 1 %. Ladybird, le nouveau navigateur indépendant écrit en C++ par Andreas Kling (ex-ingénieur Apple), commence enfin à devenir utilisable au quotidien en cette fin 2025. Ces initiatives misent résolument sur une indépendance totale vis-à-vis de Google et d’Apple.
Les navigateurs basés sur WebKit, comme GNOME Web (anciennement Epiphany), profitent largement des améliorations continues apportées à Safari sous le capot et regagnent du terrain sur les bureaux GNOME.
Et ceux que l’on garde au final ?
Après avoir testé presque tout ce qui existe, trois navigateurs sortent clairement du lot selon les besoins : Brave (rapide, propre, sync et récompenses BAT), LibreWolf ou Mullvad Browser pour la confidentialité absolue et Vivaldi pour la personnalisation ultime et le plaisir d’utilisation.
Quel navigateur internet peut-on télécharger sur Linux ? Pratiquement, tous les grands noms, et même bien plus que sous Windows parfois. Linux offre en réalité la plus grande liberté de choix en 2025-2026. Le vrai luxe consiste à pouvoir changer en deux clics, tester, comparer, et garder exactement ce qui correspond à ses valeurs et à son usage.